Lundi 31 décembre 2007
Si la France ne figure plus parmi ce qu'on appelle les Grands, il lui reste encore un moyen pour s'imposer à l'histoire : c'est d'être le dernier pays où l'homme exilé, désolé, desespèré rencontrera, sans qu'il ne soit posé de questions, une main qui se tende à lui, un foyer où refaire sa vie.

Emmanuel Mounier  Combat, 11 mai 1946
Vendredi 28 décembre 2007
La mise à disposition, à titre gracieux, des salles communales, pour les postulants à la mairie, ne va pas de soi à Clohars-Carnoët. René Le Floc’h, le maire UMP de la commune, s’y oppose, au grand dam des socialistes.
« La démocratie payante à Clohars » ! C’est le titre du billet d’humeur publié récemment sur le blog du parti socialiste cloharsien, par Jacques Juloux. Le chef de file de cette liste en cours de création s’offusque du refus du maire UMP de prêter les salles communales pour la tenue des réunions préélectorales. Il considère que « cela va à l’encontre de la tradition républicaine, qui est d’ailleurs respectée par toutes les communes, de gauche comme de droite ».
Divergence d’appréciation de la loi
« Je n’ai pas l’habitude de travailler à l’imitation mais uniquement en fonction des textes en vigueur ou en fonction de ce que me dicte ma conscience », répond le maire, avec son aplomb habituel. Candidat à sa propre succession, René Le Floc’h assure qu’il appliquera exactement le même traitement à toutes les listes en présence, y compris la sienne. Il précise aussi « qu’il est loisible à chacun de louer la salle des fêtes au tarif en vigueur et dans les créneaux encore disponibles ». Pour justifier son refus de la gratuité, le premier magistrat de Clohars brandit le code électoral et son article L 52-8 qui dit que « les personnes morales ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat (...) en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux habituellement pratiqués ». René Le Floc’h jure que les services compétents de la préfecture lui ont confirmé qu’il était dans son bon droit. « Faux. Il n’est certes pas obligé de prêter les salles, mais il ne peut pas dire que la loi est pour lui », répond Jacques Juloux, qui n’est pas loin de soupçonner un brin de mauvaise foi, à moins, dit-il, « que le maire ait été mal conseillé ». Car à force de se documenter sur ces questions de communication en période préélectorale, l’opposant socialiste est tombé sur un copieux rapport de Christophe Robert, rédacteur en chef du Journal des Maires, et enseignant en droit public à Paris, qui remet en cause les certitudes du maire de Clohars (*). Il s’avère en effet que cette question a été tranchée à plusieurs reprises par la jurisprudence. À chaque sollicitation, le juge administratif a donné tort à la municipalité qui appliquait cette interdiction.
Seule l’égalité de traitement s’impose
« L’égalité de traitement entre les candidats implique que la mise à disposition s’effectue selon les mêmes conditions financières pour chaque demandeur », est-il écrit. « Ainsi, si le choix de la gratuité a été décidé, il doit être appliqué pour tous ». La jurisprudence a également précisé que la mise à disposition gratuite d’une salle au profit d’une liste ne constitue pas une aide irrégulière, dès lors qu’il n’est pas démontré que la collectivité a refusé le même privilège aux autres listes. Fort de ces arguments, Jacques Juloux espère désormais que le maire de Clohars fera marche arrière. Dans le cas contraire, avec déjà cinq listes en présence, les arrière-salles des bars risquent d’être particulièrement animées. * Pour en prendre connaissance, taper http://www.adm03.com/infos_pratiques/SupportComElec.pdf
Jean-Luc Padellec
Télégramme du 28/12/07
Lundi 24 décembre 2007
Après le « vendez vos temps de loisirs pour gagner plus » de Sarkozy, le maire UPM de Clohars lance son « payez pour faire campagne électorale ». 
En effet le maire  refuse de nous prêter une salle pour nous réunir. Il nous propose comme seule possibilité de payer pour louer la salle des fêtes !! Vous ne rêvez pas cela se passe à Clohars en 2007.
Pseudo légaliste, notre maire sort son code électoral. Sauf que l’article L 52-8 3° qu’il invoque n’a aucun rapport avec sa réponse ! Mal conseillé, ou mauvais juriste, notre élu UMP n’a que sa mauvaise volonté comme excuse. En effet rien n’interdit à un maire de prêter gracieusement des salles communales aux candidats. C’est même une obligation durant la campagne officielle ! En dehors de ces dates, c’est une facilité « démocratique » quasi systématique dès lors que les candidats construisent leur programme avec la population. Les villes de droite ou de gauche environnantes le font toutes. Malheureusement, une fois encore, le maire se démarque dans le Finistère sud. Cela ne sert ni l’image de notre commune ni son droit d’expression. Mais on le savait déjà, réunir  ses concitoyens pour dialoguer n’a jamais été le fort du maire.  De là à empêcher les autres de le faire correctement en dit long sur sa tolérance à l’égard de ceux qui peuvent avoir un avis différent du sien….Les électeurs apprécieront.
Dimanche 16 décembre 2007
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Vendredi 14 décembre 2007
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Réfléchir et dessiner un projet de société fort et mobilisateur, se pencher sur la question du sens, de l’idéal.
Porter ensuite cet idéal dans les partis et associations de Gauche afin de peser de façon la plus efficace possible sur les différentes lignes idéologiques

1/L’aliénation au dogme de la croissance

On raisonne comme si notre société n’était qu’une entreprise qui aurait simplement chaque année à reproduire un plus gros chiffre d’affaires.
Les questions sont bien : Croissance de quoi, décroissance de quoi, en fonction de quels objectifs et surtout au service de quel idéal !
2/ L’aliénation à la société de consommation
Nous dénonçons une société de consommation qui selon nous, agit par nature contre la construction du lien social, contre la construction d’une société éclairée.
La société de consommation nous pousse donc à confondre « besoins et désir ».
L’humanité doit changer radicalement son rapport à la consommation.
3/ L’aliénation à la centralité de la valeur travail
D’emblée, et pour éviter les faux procès, nous nous positionnons sans ambiguïté pour une société du plein et du bon emploi. Nous dénonçons également le lien direct qui existe actuellement entre l’exercice d’une activité professionnelle et le système de protection sociale.
« Oui » à une société du plein et du bon emploi.
Mais « oui » à une société où la valeur « travail » est à sa juste place.
Cette valeur ne doit pas être le passeport unique et obligé pour avoir accès aux droits fondamentaux.
Nous proposons à Utopia un regard différent en remettant en cause la croissance, la société de consommation, et la centralité de la valeur travail.
La perspective d’une société fraternelle, la place fondamentale du citoyen, l’approfondissement du lien social … sont au cœur de notre projet de société.
Notre objectif est bien de faire progresser à notre modeste place, un peu de notre idéal collectif.
Ce qui est en jeu, c’est bien l’essence même de notre humanité.
Pour en savoir plus : http://www.utopia-terre.org/
 

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