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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 12:14

C'est une étonnante campagne à laquelle nous assistons tant l'UMP évite tout débat sur l'Europe et préfère la grippe A ou d'autres subterfuges pour parler de tout sauf de l'avenir de l'Europe. La "non campagne" est sans doute une nouvelle forme de rupture. Dans ces conditions, les uns et les autres tentent le coup d'éclat comme Bayrou qui s'essaye à la radicalisation anti-sarkozyste... La population n'est pas mobilisée par cette élection pourtant si importante avec un risque d'abstention massive qui peut bien sûr profiter à la droite UMP dont l'électorat se déplace toujours aux urnes. Pourtant les "chiffres" des sondages de cumul entre la droite et la gauche semblent montrer une inversion de tendances par rapport à l'élection prédidentielle où la gauche n'avait atteint au premier tour que... 36%!

Jean-Christophe Cambadelis, directeur de campagne du PS, fait le point sur la situation dans un droit de réponse au Figaro :

Je veux répondre à propos du sondage Opinionway et les commentaires publiés dans le Figaro du 13 mai 2009.


Premièrement : Les sondages donnent le parti socialiste dans son étiage habituel de 20 - 23%

À l’exception de l’élection qui a suivi la lourde défaite de 1994 où la liste Rocard avec fait 14,5%, et celle de 2004 où le vote utile avait joué à plein (les électeurs étant encore sous coup du traumatisme du 21 avril 2002), les sondages (autour de 22%) donnent le parti socialiste dans son étiage habituel de 20 - 23%. Cela est vrai y compris au moment où le socialisme était au mieux de sa forme, au pouvoir ou sur le point de l’être.
La liste conduite par François Mitterrand, deux ans avant son arrivée au pouvoir, avait fait 23,53%.
La liste conduite par François Hollande en 1999 (PS-PRG-MDC), au moment où les socialistes étaient au zénith de leur popularité en France comme en Europe, a fait 21,9%
La moyenne est de 20,7% sur la période pendant laquelle les listes étaient nationales (1979-1999)


Deuxièmement : La gauche est à son plus haut niveau, 3 points au-dessus de la moyenne 1979-1999

Le total gauche était, en moyenne de 1979 à 1999 de 42 %, en 1999 de 45 %, en 2004 de 45 %, et les sondages le donnent aujourd’hui à 45 %.

La gauche est donc à son plus haut niveau, 3 points au dessus de la moyenne 1979-1999.
À l’intérieur de la gauche, la baisse enregistrée par le parti communiste a été compensée au point le point quasiment par la montée de l’extrême gauche, le total PC-extrême gauche est resté stable (atour de 14%, à l’exception du vote utile de 2004) et correspond en moyenne très précisément à la somme scores aujourd’hui crédités par les sondages aux listes Front de gauche (PC-Mélenchon), NPA et LO. Il n’y a pas de poussée de la gauche du PS, seulement une redistribution des cartes.
Le PS, on l’a dit, est crédité d’un score (autour de 22%) qui correspond à son score habituel, et même légèrement supérieur à celui de la période 1979-1999 (20,7%).
Les scores des Verts dans les sondages sont conformes aux derniers résultats électoraux et légèrement au-dessus de la moyenne sur longue période.


Troisièmement : Ce qui frappe, c’est l’effondrement de la droite, qui non seulement se confirme, mais s’amplifie lourdement : de 40,9 en moyenne entre 1979 et 1999, 38% en 2004, 27% aujourd’hui

Les listes du RPR et de ses alliés (et compris listes dissidentes lorsqu’il y en avait) sont passée de 40,9% en moyenne entre 1979 et 1999 (on se souvient de la liste Veil en 1984 qui était à 43% par exemple) à 38,3% en 2004 et 27% aujourd’hui dans les sondages.
La même chute s’observe sur le total droite (incluant notamment CPNT) : 43,9% entre 1979 et 1999 ; 41% en 2004 ; 33% actuellement dans les sondages.
Si l’on ajoute l’extrême droite, en recul (7% dans les sondages contre autour de 9% en moyenne sur 79-99), le total des droites et droites extrêmes est passé de 53% en moyenne entre 1979 et 1999 à 40% aujourd’hui dans les sondages.
Le sondage Opinionway, loin de marquer un recul du PS, manifeste que celui-ci n’a pas été entamé par la multiplication de l’offre, comme ce fut le cas en 2002.
L’UMP, qui inclut les centristes ne fait pas le plein des suffrages de la droite qu’elle est sensée représenter. François Bayrou a détourné une grande partie de l’électorat centriste, et le Front national et de Villiers recomposent un espace « droite dure » à plus de 10 %.

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Published by Section PS Kloar Karnoed - dans Actualités
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