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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 10:42

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Published by PS Clohars Carnoet - dans Humeur et humour
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commentaires

Bernard Vignes 18/10/2010 08:43


Il est bien dommage que ce blog, contrairement à un autre blog de la commune qui m'est cher -:)), ne permette pas d'insérer des images (c'est une option d'Overblog).

On y verrait, aussi nettement que le nez au milieu de la figure, les contre-vérités figurant dans les commentaires de Chapuis.

En particulier, celle qui saute aux yeux est la suivante : de 1981 à 2002 la courbe de la dette monte constamment,...sauf entre 1998 et 2001, année du gouvernement Jospin avec DSK aux finances.

Sur les autres points
(a)non avant 1981 les budgets n'étaient pas "relativement équilibrés". C'est bien depuis 1976, année du gouvernement Chirac que le budget de l'Etat est constamment en déficit. Et,qui donc dautre
que la droite, qui est constamment au pouvoir depuis 1958 a pu faire monter la dette autour de 20% quand Mitterrand prend le pouvoir ?

(b)Certes les années laxistes des débuts de Mitterrand ont contribué à creuser la dette de façon importante. C'est toute la différence entre une gauche laxiste et une gauche rigoureuse.
Notons cependant que cette période a été aussi celle de grandes avancées sur le plan sociétal (peine de mort, lois Auroux, liberté des ondes, suppression des cours d'exception,...).
L'Insee souligne aussi que cette période était une période où les taux d'intérêts étaient élevés, ce qui a contribué au dérapage. On n'ose imaginer ce qui se produirait en 2010 pour la dette de la
France avec des taux d'intérêts pareils !

(c) ce n'est pas exact. La courbe de la dette s'infléchit nettement entre 1985 et 1986 (Mitterrand), repart nettement entre 1986 et 1987 (Chirac) puis monte faiblement entre 1987 et 1991 (Chirac
puis Rocard)
(d) et (e) faux. Sous l'mpulsion de Cresson, Beregovoy puis Juppé la dette augmente de la même façon, c'est à dire fortement.
(f) faux encore. la courbe est toujours aussi croissante.
On se souvient qu'à l'époque on craignait qu'avec son déficit de 3,8% du PIB du budget de l'état, que la France ne puisse pas rentrer dans l'Euro.
(g) comme indiqué ci-dessus cet argument est faux et archi-faux. En quelques mois, avec quelques mesures fiscales temporaires et surtout le retour de la confiance, le déficit de l'Etat s'est
retrouvé en dessous de 3% et la France est entrée dans l'Euro.
Il est vrai que, la conjoncture se dégradant, les derniers mois ont vu une remontée de la dette

(h) très insuffisant, c'est le moins que l'on puisse dire.
Encore manque-t-il sur la courbe les années 2003-2010.
On y verrait une "pente" de la courbe encore plus forte.

La crise certes, mais aussi le bouclier fiscal, les exonérations pour les riches en tout genre.

Quelques remarques pour finir :

1) les gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite n'ont pas une énorme marge de manoeuvre par rapport à la situation économique mondiale. Encore faut-il savoir accompagner les reprises,
réduire fortement les déficits dans ces périodes, pour avoir des marges de manoeuvre dans les périodes de récession.

2) Droite classique et gauche laxiste creusent les déficits.
La droite classique en réduisant les recettes, la gauche laxiste en augmentant les dépenses.
La gauche réformiste joue sur les deux tableaux.
Jamais un gouvernement Rocard ou Jospin n'aurait toléré de maintenir un déficit de la Sécu de 25 milliards (12 milliards au début du quinquenat Sarko).

3) Quelques soient les mesures prises elles doivent être prises avec l'esprit de justice sinon elles ne passent pas. On le voit bien avec la réforme des retraites Sarko


Jérôme 16/10/2010 13:31


On peut même remonter encore plus loin... tout le monde sait bien que tous les maux de la France sont de "la faute à mai 68"!!!


Chapuis 15/10/2010 23:57


Démonstration par les chiffres du rôle majeur joué par les réformes mitterrandiennes dans l'initiation puis l'explosion des déficits et de la dette : ---- La page 64 du rapport INSEE disponible à
l'adresse suivante (http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2000/documentation/publications/ecofra04-dette.pdf), présente un graphique fort éloquent quant à l'évolution des recettes, des
dépenses, donc des déficits et de la dette : -- (a) -- Avant 1981 les budgets étaient relativement équilibrés et le recours au déficit anecdotique. -- (b) -- Dès l'élection de Mitterrand en 1981,
la dépense publique explose avec entre autres la retraite à 60 ans, mais plus généralement la mise en oeuvre des 110 proposition du candidat élu ... La hausse sensible des prélèvements
obligatoires, donc des recettes fiscales, ne compensant que très partiellement l'explosion de la dépense, les déficits et la dette se creusent. -- (c) -- En 1986 c'est le gouvernement Chirac qui,
lors de la 1ère cohabitation, a amorcé une timide réduction des dépenses, et du rythme de croissance de la dette (qui continue cependant d'augmenter, en raison du cumul des déficits passés et de
leurs intérêts). -- (d) -- L'augmentation sensible des dépenses, donc de la dette, reprend dès la ré-élection de F. Mitterrand en 1988. -- (e) -- Lors de la 2nde cohabitation, en 1993, Balladur
établit une sorte de Statu Quo entre recettes et dépenses, sans pour autant chercher à réduire la dette : les déficits publics sont maintenus au niveau imposé par P. Bérégovoy et la dette explose.
-- (f) -- En 1995 A. Juppé engage une réduction notable de la dépense qui, avec la hausse des recettes, favorisée il est vrai par une conjoncture économique plus porteuse, permet de stabiliser la
dette en 1997, et même d'amorcer une baisse dès l'année suivante. C'est probablement ce tour de vis, pourtant nécessaire, qui causera la perte de son gouvernement et amènera une nouvelle
cohabitation. -- (g) -- C'est ainsi avec l'arrivée de L. Jospin à Matignon que la dépense repart malheureusement à la hausse, avec un petit temps de latence lié au redressement économique amorcé
par son prédécesseur. Le dépense est largement "boostée" par la réforme des 35h que nous devons à ... M. Aubry ... Qui n'est donc pas la mieux placée pour donner des leçons de gestion... -- (h) Les
gouvernements de droite qui se sont succédés depuis ont globalement cherché à réduire la dépense et les déficits, avec des résultats très mitigés et en tout cas insuffisants... Manque de courage
certainement, mais surtout incapacité à remettre en cause les acquis mitterrandiens qui, nous le voyons encore aujourd'hui, sont défendus bec et ongles par un PS et des syndicats accrochés aux
dogmes socialo-marxistes les plus rétrogrades.


Bernard Vignes 09/09/2010 17:39


Ce n'est pas si rose.
D'abord, pour être honnête, il faut parler aussi de Mitterrand 1981. Il a pris le pouvoir avec une dette à 19% du PIB et en 1986, quand Chirac est arrivé, elle était à 32%
Puis de 1987 à 1991 (Chirac puis Rocard) l'augmentation a été bien diminuée mais a continué. Ce sont les dépenses qui ont diminué par rapport au PIB (qui augmentait beaucoup).

Ensuite c'est reparti très fort avec Balladur et çà a effectivement un peu baissé (de 60% à 57%)avec Jospin et DSK à la baguette.

Après, on connait l'histoire et on sait ou çà a fini avec Sarko et la crise.

Disons que lorsque la gauche s'intéresse à la gestion (Rocard, DSK) c'est du sérieux

Tout un tas de tableaux et explication sur ce site de l'insee :

http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2000/documentation/publications/ecofra04-dette.pdf


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