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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 10:23

harlem-desir.pngJeudi soir à Brest, le conseil fédéral du Finistère a accueilli Harlem Désir venu présenter les travaux de la convention nationale pour un nouveau modèle de développement. Harlem Désir, chargé de la coordination, est le n°2 dans l'organigramme socialiste. Pour beaucoup de militants, cette présentation a été l'occasion de découvrir le document de travail... Si le conseil national a validé le texte à l'unanimité, les amendements devraient encore enrichir la version actuelle.

Le document est, contrairement à la plupart des textes de motions socialistes de congrès, plutôt abordable, lisible et compréhensible.

 

La perspective des primaires ouvertes aux sympathisants n'est sans doute pas étrangère à la forme du texte. En effet, les socialistes ne doivent plus seulement parler aux socialistes mais aussi s'adresser à la gauche et aux français. Et c'est un bien pour tout le monde! Si les primaires ont encore des détracteurs, c'est que ces derniers sont encore attachés aux logiques d'appareil... Et comme le disait un jeune camarade récemment élu au conseil régional, ces primaires sont un "couvercle" sur la marmite! Cela met un frein aux batailles d'égo, au jeu de postures, et aux petits arrangements entre grandes fédérations.

 

Bref, un PS en bonne santé est un PS qui travaille sur le fond et parle des sujets qui concernent la vie des français... pour enfin incarner l'alternative!

 

 

 

 

 

 

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Published by PS Clohars Carnoet - dans Parti socialiste
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commentaires

pogam guy 03/05/2010 09:27


Bonjour,
Ceux des Etats qui ne le savaient pas encore viennent de s’apercevoir qu’ils avaient perdu tout pouvoir au profit de la haute finance internationale. La crise financière en cours ( car elle est
loin d’être terminée) et la faillite de la Grèce en sont les dernières démonstrations, mais pas les ultimes.
Les gouvernements doivent donc maintenant gérer leurs affaires comme les élèves dans une salle de classe, et faire en sorte d’obtenir une bonne note du maître ( pardon, des agences de notation)
sous peine de se voir fermement tancés.
Tout programme de développement qui ne tiendrait pas compte de cette nouvelle donne ne serait pas pertinent car il serait parfaitement inapplicable, sauf à accepter délibérément de plonger le pays
dans une crise «grecque » . Les programmes électoraux des partis politiques qui choisiraient la démagogie habituelle peuvent plaire aux électeurs, il faut être britannique pour accepter
« le sang et les larmes » , chez nous on préfère le beurre et l’argent du beurre, plus le reste éventuellement. Mais ces programmes seraient vite confrontés à la réalité et il faudrait
improviser dans la douleur et la confusion.
Le seul programme électoral digne d’intérêt serait celui qui nous expliquerait comment se tirer des griffes de la haute finance internationale et reprendre en main les destinées de notre pays.
Il se fait toujours attendre….


Bernard Vignes 02/05/2010 18:43


J’ai lu avec attention ce texte.
Il est vrai qu’il est nettement plus digeste que les pensums habituels.
La prise en compte de la finitude de la planète (ce que l’on appelle l’écologie politique) est, enfin, réelle,mais il faudrait la décliner dans toutes ses composantes.
En particulier avec le nucléaire pour lesquels il ne suffira pas de « l’accompagner d’un renforcement de la sureté nucléaire et de son contrôle ».
On aimerait entendre parler de la gestion des déchets, du coût du démantèlement et surtout de commencer à planifier la sortie du nucléaire, de façon réaliste, certes, mais en indiquant les étapes
pour y arriver.
Sans doute la marque d’un débat interne non encore tranché.

La partie sur la fiscalité est intéressante avec la retenue à la source, la fusion IR-CSG, et le retour à une imposition sérieuse des successions. Surement un des points essentiels de débat en
2012.
Il faudrait chiffrer la part des prélèvements publics que cela implique par rapport au PIB. A part la suppression des cadeaux Sarkozy, la marge d’augmentation est probablement très étroite et ces
mesures auront surtout pour effet d’entrainer une plus grande équité.
Il manque une réflexion sur le financement des prestations sociales par les seules cotisations sociales, véritablement frein en France aux embauches car elles ne s’appuient que sur le travail.

L’idée du Pôle d’investissement industriel peut être une bonne ou une mauvaise chose.
Une bonne, s’il s’agit de n’investir que dans la conversion économique de l’écologie, dans les activités innovantes, jouer un rôle d’incubateur pour des entreprises non profitables à court terme
(de façon étonnante il n’y a rien sur la création d’une véritable industrie nationale sur les énergies renouvelables et les économies d’énergie).
Une mauvaise s’il s’agit, comme au début de la présidence Mitterrand de maintenir artificiellement des industries dépassées et polluantes.

Sur le travail la remarque sur les 40% de temps passé devant les ordinateurs, qui a été reprise en boucle par les médias, fait sourire. S’agit-il de revenir au boulier ? Il serait préférable de
s’interroger sur l’apport de ces technologies dans le futur ou sur l’ergonomie du poste de travail.

Le partage des richesses au sein de l’entreprise et l’accent mis sur l’économie sociale et solidaire sont surement une des clés de la réussite d’un nouveau modèle

La réforme du système financier est certes intéressante, mais, là-dessus la France ne peut qu’être suiviste par rapport à l’Europe, au plan Obama ou au FMI (propositions de DSK sur la taxation des
banques).

Une vraie gouvernance économique et politique européenne est effectivement nécessaire, on le voit bien avec le cas de la Grece.

Je suis bien content de voir, enfin, évoqué la question de la dette publique mais les solutions proposées ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Dire que ce nouveau modèle permettra le retour de la
croissance (quelle croissance) et donc résoudra le problème de la dette est une façon de botter en touche.
La croissance ne pouvant être que faible, il faudra manipuler astucieusement les apports de ressources nouvelles, les diminutions de certaines dépenses publiques non essentielles ou leur
optimisation. En particulier au travers du fameux mille feuilles territorial car l’on ne pourra pas continuer à vivre avec sept échelons, plus ou moins indépendants.

On en vient à la critique essentielle de ce texte : aucun chiffrage.
Pourtant, sans chiffrages, il est impossible de savoir ce qu’on doit pouvoir faire sans problèmes, ce que l’on peut faire avec de la rigueur et des choix difficiles et ce que l’on ne peut faire car
irréaliste.


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